Le journaliste d’Al-Jazeera Ahmed Mansour agresse la presse marocaine

آخر تحديث : السبت 11 يوليو 2015 - 4:02 صباحًا
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«J’ai tout le courage de m’excuser  (…) Je reconnais que j’ai écrit dans  un moment de colère». C’est ainsi  que s’exprimait Ahmed Mansour  dans son message diffusé, lundi 6 juillet 2015,  sur sa page Facebook. Le présentateur vedette  de la chaîne de télévision Al-Jazeera présente  officiellement ses excuses. Et dit regretter les  propos injurieux, diffamatoires et obscènes  qu’il avait proférés à l’adresse de certains  directeurs de journaux et hommes politiques  marocains.

En effet, le 3 juillet 2015, sur sa  page Facebook, Ahmed Mansour avait fustigé  ce qu’il appelle «la presse jaune au Maroc»,  traitant certaines personnalités des médias  et de la politique de qualificatifs aussi abjects  que «proxénètes, mercenaires, corrompus,  cafards…». C’était sa façon de répondre à  un article du quotidien national Assabah qui  avait révélé que le journaliste égyptien se  serait marié «coutumièrement» avec dix-sept  femmes, dont quatre Marocaines.

Les propos insultants de Ahmed Mansour lui ont  valu de vives réactions de la part du Syndicat  de la presse et de la Fédération des éditeurs de  journaux, qui ont «vigoureusement» dénoncé,  lundi 6 juillet 2015, un «comportement  inédit d’humiliation». Dans la même foulée,  Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires  étrangères et de la Coopération a condamné  avec force le «journaleux» Ahmed Mansour.  «Même s’il y a motif à protestation, la presse  dispose des mécanismes de rectification», a  souligné, M. Mezouar.

Au passage, les journalistes du Parti de la justice  et du développement (PJD), principal parti  politique de la majorité gouvernementale,  et dont M. Mansour est connu pour être  proche –il a notamment vanté la «rectitude»  de certaines «parties» de la formation– ont été  les seuls a avoir publié la diatribe du journaliste  d’Al-Jazeera. Il faut dire que l’un des mariages  révélés par Assabah implique en tant que  témoin Abdelali Hami-eddine, membre du  conseil national du PJD. Joint par téléphone, M.  Hami-eddine a préféré éluder le sujet.

Toujours est-il que la justice marocaine s’est  saisie du dossier en ouvrant une enquête.  Un juge relevant du tribunal de première  instance de Salé a d’ores et déjà auditionné  Karima Fritess, militante PJD qui aurait  contracté ce mariage coutumier avec le  journaliste égyptien. Autant dire que l’affaire  Mansour ne fait que commencer

2015-07-11 2015-07-11
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محمد الغازي