La conjoncture économique peine à s’éclaircir

آخر تحديث : السبت 11 يوليو 2015 - 4:09 صباحًا
maroc-hebdo

L’économie marocaine  enregistrera, selon Ahmed  Lahlimi Alami, Haut  Commissaire au Plan, au cours de  sa présentation le 30 juin 2015, à  Casablanca, du budget économique  exploratoire 2016, un taux de  croissance économique de 4,3% en  2015. « Cette croissance a été favorisée  essentiellement par le secteur  primaire dont la valeur ajoutée s’est  accrue de 13,2%, contribuant, ainsi,  pour 1,5 point à la croissance du  Produit Intérieur Brut (PIB) ». Quant  à la valeur ajoutée des activités  non agricoles, elle n’a enregistré,  « sous l’effet d’un environnement  international peu favorable et d’une  demande intérieure moins soutenue,  qu’une légère reprise », avec un taux  de croissance de 2,5% en 2015.

Selon les analystes du HCP,  l’économie du pays semble bien  partie pour atteindre pour l’ensemble de l’année 4,3% de croissance en  2015, après une croissance de 2,4%  en 2014. Même son de cloche du  Fonds Monétaire International (FMI)  qui considère, selon son directeur du  département Moyen-Orient et Asie  centrale, Masood Ahmed, que «les  perspectives macroéconomiques  du Maroc sont favorables, même si  elles restent soumises à des risques  extérieurs importants». Pour le FMI,  la croissance devrait s’établir aux  alentours de 5% en 2015 et continuer  de s’accélérer à moyen terme, sous  réserve d’une amélioration des  conditions extérieures et de la mise  en oeuvre des réformes.

  Quant à la Banque mondiale, elle  prédit un taux de croissance plus  faible: 4,6% de croissance pour  2015 et 4,8% en 2016 pour atteindre  un taux de 5% en 2017, soit le  niveau parmi les le plus importants  de la région Moyen-Orient-Nord Afrique (MENA). Cette tendance à  l’amélioration des indicateurs de  l’activité économique semble, selon  une enquête récente de Bank Al  Maghrib, se prolonger au second  semestre de l’année en cours.  Puisque selon ses analystes, «les  commandes reçues en avril par les  industriels, tous secteurs confondus,  se seraient globalement accrues,  bien que les carnets de commandes  soient restés à un niveau inférieur  à la normale pour l’ensemble des  branches».

Ralentissement de la demande Reste le Centre Marocain de  Conjoncture (CMC) qui , tout en  annonçant un taux de croissance aux  alentours de 5,2% pour 2015, plus  élevé que celui du HCP ou du FMI,  n’en reste pas moins pessimiste pour  les perspectives macroéconomiques  de 2016. En effet, l’Observatoire  privé de conjoncture que préside  Habib EL Malki avance un taux qui  ne dépasse pas 2,8% de croissance  pour 2016. Un chiffre qui contraste  avec les indices de l’amélioration  de l’activité économique relevés  par les organismes précédents.  Les causes de ce reflux d’activité  devraient provenir, selon le CMC,  essentiellement du secteur agricole  et de la lente reprise dans la zone  euro.

Un zone plus que jamais exposée  au risque grec. De même, le CMC  s’attend à un ralentissement de  la demande. «Le contexte actuel  des revenus et de l’emploi pourrait  exacerber les difficultés réelles  qui se profilent non seulement  pour le secteur industriel mais  aussi pour l’ensemble des activités  productives», estiment à juste titre  ses analystes.

كلمات دليلية , , ,
2015-07-12 2015-07-11
اترك تعليقاً

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *


شروط التعليق :

عدم الإساءة للكاتب أو للأشخاص أو للمقدسات أو مهاجمة الأديان أو الذات الالهية. والابتعاد عن التحريض الطائفي والعنصري والشتائم.

اكتب ملاحظة صغيرة عن التعليقات المنشورة على موقعك (يمكنك إخفاء هذه الملاحظة من إعدادات التعليقات)

محمد الغازي